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Ultra fast fashion : mon intervention sur RMC

Publié le 27 janvier 2026 à 13 h 08 min

Mise à jour le 27 janvier 2026 à 13 h 10 min

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J’ai été invité récemment à réagir sur RMC à un phénomène qui prend de plus en plus de place dans le débat public : l’ultra fast-fashion. Ces plateformes capables de proposer des milliers de nouveaux vêtements chaque semaine, à des prix défiant toute concurrence, sont souvent présentées comme une révolution pour le pouvoir d’achat. En réalité, elles posent de sérieuses questions.

Ce que j’ai voulu rappeler lors de cette intervention, c’est que ce modèle repose avant tout sur une logique de surconsommation, et non sur une réponse durable aux besoins des consommateurs. Acheter toujours plus, toujours moins cher, toujours plus vite : ce n’est ni neutre pour l’environnement, ni anodin socialement.

Une illusion de bon plan

On présente souvent l’ultra fast-fashion comme une solution face à l’inflation. Mais quand un vêtement est porté quelques fois, parfois jamais, avant de finir au fond d’un placard ou à la poubelle, peut-on vraiment parler d’économie ? À mes yeux, c’est surtout une illusion de bon plan, qui encourage l’achat impulsif plutôt que la consommation réfléchie.

Derrière ces prix cassés, il y a des coûts invisibles : pollution liée à la production textile, conditions de travail discutables dans certaines chaînes d’approvisionnement, qualité souvent médiocre qui empêche la durabilité. Ce sont ces réalités que j’ai voulu remettre au centre de la discussion.

Un début de désamour des consommateurs

Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est que ce modèle commence à être boudé par une partie des consommateurs, notamment les plus jeunes. Beaucoup expriment un malaise croissant face à cette fuite en avant consumériste, jugée peu éthique et peu compatible avec les enjeux climatiques et sociaux.

Lors de mon intervention, j’ai insisté sur ce point : il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de redonner du sens à l’acte d’achat. Acheter moins, mais mieux. Se poser la question de l’usage réel, de la durée de vie, de la nécessité.

Repenser le pouvoir d’achat autrement

Défendre le pouvoir d’achat ne signifie pas encourager n’importe quelle forme de consommation. Au contraire. À long terme, la vraie économie passe souvent par la sobriété choisie, la qualité, la réparation, l’occasion, et une meilleure information des consommateurs.

C’est ce message que j’essaie de porter, à la radio comme à la télévision : le prix affiché n’est jamais le seul critère pertinent. Ce que nous payons moins à la caisse, nous le payons parfois autrement — collectivement, socialement, écologiquement.

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